La shungite : La pierre noire venue du fond des âges.
Elle n’a ni l’éclat d’un cristal ni la couleur d’une améthyste. La shungite est noire, mate, parfois métallique, et l’on pourrait passer à côté sans la remarquer. Pourtant, peu de pierres impressionnent autant quand on connait son histoire : elle s’est formée il y a près de deux milliards d’années, à une époque où la vie sur terre se réduisait à quelques bactéries. C’est l’une des matières les plus anciennes que l’on puisse tenir dans la main, et c’est aujourd’hui l’une des pierres les plus recherchées en lithothérapie.
Un peu d’histoire
Elle doit son nom au village de Shunga, en Carélie, au nord-ouest de la Russie, sur les rives du lace Onega. C’esgt là qu’on la trouve presque exclusivement, ce qui en fait une pierre rare malgré sa large diffusion.
La tradition raconte que les habitants de la région utilisaient depuis longtemps l’eau des sources traversant les gisements. Au début du 18ème siècle, le tsar Pierre le Grand y fit aménager les premiers thermes de Russie et ordonna que ses soldats emportent un morceau de cette pierre pour purifier leur eau en campagne. La shungite y gagna son surnom de pierre du tsar.
On distingue deux qualités. La shungite noire, mate, la plus répandue, se taille facilement en sphères, pyramides ou pendentifs. La shungite élite, dite noble, est beaucoup plus rare : brillante, argentée, très riche en carbone, elle se présente en éclats bruts et ne se travaille pas.
Deux milliards d’années tiennent dans le creux de votre main.
Ses vertus en lithothérapie
La shungite est avant tout une pierre du chakra racine, celui de l’ancrage et de la sécurité. Sa couleur profonde et sa densité en font une pierre de terre, tournée vers la protection plus que vers l’élévation.
La pierre de protection
C’est sa réputation la plus répandue. On lui prête traditionnellement la capacité de faire écran aux influences extérieures, et beaucoup la placent près des appareils électroniques ou la portent en pendentif. Précisons-le honnêtement : il s’agit d’un usage traditionnel, non d’une propriété démontrée scientifiquement.
La pierre de l’ancrage
Elle ramène au corps et au sol. Utile lorsqu’on se sent dispersée, la tête pleine, incapable de se poser. C’est une pierre qui stabilise plus qu’elle ne stimule, et c’est pour cela qu’on la conseille volontiers aux personnes très sensibles ou facilement absorbées par les autres.
La pierre de la purification
Sa vocation historique. Elle est traditonnellement associée au nettoyage, tant sur le plan énergétique que dans son usage ancien de purification de l’eau. En lithothérapie moderne, elle est surtout employée pour assainir une atmosphère alourdie.
Un support de rechargement
C’est un usage que je pratique moi-même : la shungite sert de support pour recharger les autres pierres, au même titre que la sélénite. Une plaque ou un cube suffit, on y pose les pierres après leur purification.
Comment l’utiliser et l’entretenir
En pendentif, elle accompagne la journée. Posée dans une pièce, sous forme de sphère ou de pyramide, elle participe à l’ambiance du lieu. En méditation, on la tient dans la main ou on la place aux pieds pour renforcer l’ancrage. Et sous forme de plaque ou cube, elle devient un support de rechargement pour vos autres pierres.
Elle se nettoie sans difficulté sous l’eau claire. Un détail à connaître : une shungite neuve noircit l’eau et les doigts les premiers temps. C’est normal, il suffit de la rincer jusqu’à ce que l’eau reste limpide. Elle supporte le soleil et la lune sans dommage, et comme elle recharge les autres pierres, elle n’a elle-même pas besoin d’être rechargée. Une purification à la fumée du Palo Santo de temps à autre suffit amplement.